Reverdir le Sahel

Renforcer les bases de vie

Pour les peuples du Sahel, chaque arbre possède des vertus bien spécifiques: les fruits, noix et feuilles servent de nourriture pour les hommes ou les animaux. Les racines, les écorces et la sève sont utilisées pour la fabrication de remèdes, de teintures ou de cordages. Pour cuisiner, il faut du bois de feu.

Il y a une centaine d’années, le Sahel était recouvert d’une savane arborée et luxuriante. Des brûlis à grande échelle pour faire place à des monocultures de coton et d’arachide ont dévasté la terre sur des centaines d’hectares.

Il pleut en suffisance pour les espèces indigènes (600mm annuels en moyenne). Dans le sol, de nombreuses graines et racines en latence espèrent des jours meilleurs. Mais la population n’a pas les moyens de se payer le matériel de clôture. Au Burkina Faso, l’un des pays les plus pauvres de la planète, prévaut la lutte au quotidien pour avoir quelque chose à se mettre sous la dent, et pour l’eau!
Comme les récoltes de mil deviennent de plus en plus maigres, les chèvres représentent l’expédient de survie. Elles mangent les rares herbes et les transforment en viande. Mais elles ne laissent aucune chance à la repousse de la végétation. Il vaudrait mieux avoir peu de bétail bien soigné.
Les oasis aujourd’hui encore isolées pourraient devenir d’ici quelques décennies une ample étendue de forêt. Ce qui signifie une base de vie durable pour la population autochtone et une contribution substantielle à la protection du climat global grâce à l’absorption de CO2.

Les oasis de verdure ont plusieurs effets additionnels:

  • La formation d’humus améliore la fertilité du sol,
  • l’infiltration d’eau de pluie renfloue le niveau de la nappe phréatique,
  • plus d’évaporation et de formation de nuages provoque une saison des pluies plus longue et plus régulière,
  • l’absorption de CO2 ( 10kg de CO2 par arbre par an) représente une contribution concrète à la protection du climat global.